Résidences secondaires, réflexes primaires ?

Avec la nouvelle taxation des plus-values sur la vente de résidences secondaires que se passe-t-il sur ce marché particulier de biens immobiliers ?

Quels sont les réflexes des vendeurs qui, pour certains, préfèrent baisser leur prix de vente plutôt que de remplir les caisses – bien perforées – de l’état.

La ponction du fisc, redoutée, a-t-elle un impact réel sur les prix immobiliers ?
Sachant que tout vendeur de bien immobilier – hors résidence principale - acquitte une taxe de 32,5 % sur la plus-value réalisée. Des abattements s’appliquent, selon la durée de détention.
L’abattement sur la plus-value est de 10 % par an, après 5 ans de détention, soit une exonération après 15 ans.
Le 01/02/2012 l’abattement sera fixé à 2 % après 5 ans de détention, 4 % au-delà de la 17ième année et 8 % au-delà de la 24ième année. Après 15 ans, l’exonération ne sera plus que de 20 % de la plus-value. Il faudra attendre 30 ans pour obtenir une exonération totale.

Ce que l’on constate aujourd’hui :

Un impact modéré de la réforme des plus-values sur les prix de présentation.
Mais surtout une régionalisation et une typicité des marchés selon la localisation et le type d’acquéreurs. L’impact est très faible là où la demande est forte (logique primaire mais incontournable).
Ainsi des secteurs, alimentés par une demande majoritairement étrangère, ne subissent pas énormément la réforme des plus-values.

Rien ne pousse les vendeurs, ici, à précipiter la vente de biens immobiliers tels que les résidences secondaires et rogner sur la plus-value alors même qu’une demande appuyée leur autorise des négociations à la hausse.

  • #1
    Posted by Courtier immobilier on novembre 25th, 2011 at 13 h 41 min

    Remarques très intéressantes : cela veut-il dire que les réformes fiscales diverses n’auront pas spécialement d’effet négatif ? Ce serait une bonne nouvelle, même si elle serait très étonnante.

Share your opinion! Post your thoughts.